Des compagnies de cirque en Argentine


elgalponguevara

El Galpon de Guevara est un festival de cirque indépendant qui se crée une place depuis 2 ans en Argentine. Cette année, en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, trois compagnies de cirque de la Fédération ont l’opportunité d’y réaliser leurs performances: la Bastarda Company, la Compagnie des Argonautes et l’ASBL le Cardage.

  • « Solo Due » de la Compagnie Les Argonautes : le 24/11/2016.

Synopsis: Cirque minimaliste pour deux jongleurs de violon à bord de gouffre :
Tout va bien.
Oh, oui, je sais : il y a une faille dans mon raisonnement –
Et je me demande soudain : suis-je le même des deux côtés de la faille ?
C’est dérangeant, de penser que je ne suis pas continu / J’ai pris mon violon.
Mais je ne suis pas très sûr que c’était moi qui jouait – Comme si je n’étais pas seul dans cette musique.
Et je me demande soudain : l’espace entre deux notes, c’est du silence ou de la musique ?
C’est dérangeant, parce que l’on se reconnaît tellement mieux dans ces failles que rassemblé, voyez-vous.
C’est tout nous. Notre portrait tout craché.
Nous sommes tous séparés.

  • « Dropp » de Le Cardage : le 25/11/2016.

Synopsis: À deux suspendues, Natalia et Anna s’écoulent le long de leurs trois cordes comme deux gouttes de cire le long d’un cierge. Leur chute s’interrompt et les corps restent en suspens. Elles ne font qu’une avec leur agrès qu’elles maîtrisent à la perfection. Elles osent aussi lâcher prise et briser l’hésitation. Dans la force et les performances qu’impose leur discipline, elles laissent la place à la vulnérabilité, aux doutes et à la fragilité. Très chorégraphié, leur duo parvient à trouver une dimension intime, porté par le public qui l’entoure comme une bulle. À la technique – et poétique – danse aérienne, se joignent les mots d’une rêverie bercés par une musique hypnotique créée pour le spectacle par le guitariste bruxellois Cédric Castus.

  • « Just a Ride » de la  Bastarda Company : le 25/11/2016.

Synopsis: Deux hôtesses «avec quelques heures de vol» nous accueillent dans leur univers absurde. Essayant tant bien que mal de garder la face, l’une, tranquille, assure la détente sonore, l’autre s’occupe de la préparation et la sécurité du public. Un paysage désincarnée se dessine telle une carte postale délavée de Lolita. Les micros branchés, un voyage commence d’où l’on ne ressortira pas indemne. Au fur à mesure d’un discours absurde multilingue autour de l’identité et l’appartenance nationale et religieuse des questions grinçantes apparaissent: En quoi croyons nous? Où se situent nos repères? D’où viennent-ils ?
Qui sommes « Nous »? Et qui sont « les Autres » ? Pas de réponses données, si ce n’est que la fantaisie, et l’humanité déchirante du duo. L’une, sur son hamac comme son vaisseau de fuite, part pour une traversée dans les airs vers l’infini. Traversera-t-elle jusqu’à l’autre rive ? Ou sera-t-elle noyée tel un réfugié de notre été méditerranéen ? L’autre, avance au sons de cris mélodieux, portant, tel un fardeau, son tambour vrombissant. Une transe venue du bas ventre de Lilith. Les deux femmes fusionnent à la poursuite d’une plausible libération. Illuminées par la vie, elle transcendent la chevauchée jusqu’au-boutiste, invitant le spectateur à sa propre quête.

 

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